Spécialiste de l’arthrose du genou : retrouver la mobilité sans douleur

Le Pr Cavaignac, spécialiste de l’arthrose du genou au CHU de Toulouse, vous guide vers le traitement adapté à votre situation.

La chirurgie n’est pas systématique.

Comprendre
l’arthrose

Douleur à la marche, raideur, gêne au quotidien : l’arthrose du genou ne se manifeste pas de la même façon chez tous les patients. Cette rubrique vous aide à reconnaître les signes, comprendre leur évolution et découvrir les options de prise en charge.

Pathologies associées

Toutes les douleurs du genou ne viennent pas de l’arthrose. Plusieurs pathologies provoquent des symptômes proches. Ces pages vous aident à y voir plus clair avant votre consultation.

Options de traitements

Soulager la douleur, préserver le cartilage, retrouver de la mobilité : plusieurs voies de traitement existent. Le Pr Cavaignac vous oriente vers celle qui correspond à votre situation et à vos priorités

Rééducation

Une étape clé du parcours de soin pour diminuer la douleur, retrouver de la mobilité et reprendre confiance dans vos mouvements.

L’arthrose du genou peut s’installer progressivement, presque en silence. Un genou qui raidit le matin. Une douleur qui revient après la marche. Des gestes simples, comme descendre un escalier ou se relever d’une chaise, qui deviennent pénibles. Quand ces signaux se répètent, il ne s’agit plus d’un simple « coup de vieux » : c’est une articulation qui souffre, et qui appelle une prise en charge adaptée.

Professeur des universités et chirurgien orthopédiste au CHU de Toulouse, le Pr Étienne Cavaignac est un spécialiste de l’arthrose du genou. Fort de plus de 1 000 interventions par an et de plus de 250 publications scientifiques internationales, il accompagne chaque patient dans une démarche claire : poser un diagnostic précis, explorer toutes les options de traitement avant d’envisager la chirurgie, et construire ensemble un parcours de soin qui va au-delà du geste technique.

Que vous soyez retraité actif, randonneur, ancien sportif ou simplement quelqu’un qui veut remarcher sans douleur, la logique est la même : comprendre ce qui se passe dans votre genou et trouver la réponse la plus adaptée à votre situation.

Qu’est-ce que la gonarthrose ?

La gonarthrose est le nom médical de l’arthrose localisée au genou. Le cartilage, cette surface lisse qui permet aux os de glisser l’un sur l’autre sans frottement, s’use progressivement. Avec le temps, les os finissent par entrer en contact direct, ce qui provoque douleurs, raideurs et inflammation.

Mais l’arthrose ne touche pas seulement le cartilage. Elle affecte l’ensemble de l’articulation : l’os sous-chondral (la couche osseuse située juste sous le cartilage), la membrane synoviale (l’enveloppe qui tapisse l’intérieur de l’articulation) et les structures ligamentaires environnantes. C’est une pathologie globale du genou, pas un simple « cartilage usé ».

L’arthrose peut concerner un seul compartiment du genou (arthrose unicompartimentale, en interne ou en externe) ou s’étendre à l’ensemble de l’articulation. Si elle apparaît le plus souvent après 50 ans, des formes plus précoces existent, notamment après un traumatisme du genou ou chez d’anciens sportifs ayant sollicité intensément leurs articulations.

Les symptômes : reconnaître l’arthrose du genou

Les signes de la gonarthrose s’installent rarement du jour au lendemain. Ils progressent, et c’est justement cette progression qui peut retarder la consultation. Voici les manifestations les plus courantes :

  • Douleur mécanique, qui augmente à l’effort et se calme au repos
  • Raideur matinale ou après une position assise prolongée
  • Gonflement du genou, lié à un épanchement de liquide dans l’articulation
  • Sensation de craquement ou de frottement à la flexion
  • Perte progressive d’amplitude dans les mouvements

Quand ces symptômes commencent à limiter vos activités quotidiennes, c’est le moment de consulter un médecin pour le traitement de l’arthrose du genou, capable d’évaluer le stade de la maladie et de vous orienter vers la bonne prise en charge.

L’arthrose du genou coexiste souvent avec d’autres atteintes qui peuvent aggraver la douleur et compliquer le tableau clinique. Le Pr Cavaignac les intègre systématiquement dans son évaluation :

Les options de traitement : une approche graduée

Un médecin expérimenté ne propose pas d’emblée la chirurgie. La prise en charge suit une logique progressive et le Pr Cavaignac explore chaque palier avant de passer au suivant.

La première étape repose sur l’hygiène de vie et la rééducation. Maintenir un poids adapté, rester actif de façon raisonnée et renforcer les muscles stabilisateurs du genou, en particulier le quadriceps, sont des leviers efficaces pour ralentir la progression de l’arthrose. La kinésithérapie occupe ici une place centrale.

Lorsque ces mesures ne suffisent plus, des traitements ciblés peuvent prendre le relais : infiltrations d’acide hyaluronique pour lubrifier l’articulation, infiltrations de corticostéroïdes pour calmer les poussées inflammatoires, ou encore injections de PRP (plasma riche en plaquettes) qui stimulent la réparation tissulaire grâce aux facteurs de croissance naturels du patient.

Pour les patients dont la douleur résiste, plusieurs techniques permettent d’agir directement sur la transmission du signal douloureux sans modifier la structure du genou : bloc du nerf géniculé, embolisation de l’artère géniculée ou ablation par radiofréquence. Ces approches peuvent offrir un soulagement significatif et repousser le recours à la chirurgie.

Lorsque les traitements conservateurs ont été bien conduits mais que la qualité de vie reste durablement altérée, la chirurgie peut devenir la réponse la plus adaptée. Ce n’est pas un échec : c’est l’étape logique quand seule une intervention peut restaurer la fonction du genou.

Préservation du genou (ostéotomie) : réaligner l’axe de la jambe pour redistribuer les charges sur une zone de cartilage encore saine. Particulièrement indiquée chez les patients jeunes et actifs, elle permet souvent de retarder la pose d’une prothèse de plusieurs années.

Pose de prothèse de genou : quand l’arthrose est avancée, le remplacement articulaire reste la solution la plus fiable. Plusieurs types de prothèses existent selon l’étendue de l’atteinte :

  • Prothèse totale, qui remplace l’ensemble des surfaces articulaires
  • Prothèse partielle (unicompartimentale), qui ne cible qu’un seul compartiment
  • Prothèse fémoro-patellaire, qui concerne l’articulation entre le fémur et la rotule

Le Pr Cavaignac utilise également la chirurgie robotisée, qui apporte une précision supérieure dans le positionnement de l’implant. Cette technologie complète le geste du chirurgien sans le remplacer : c’est l’expérience du praticien qui reste déterminante dans le résultat final.

Après l’opération : la rééducation comme partie intégrante du traitement

La chirurgie seule ne suffit pas. Le Pr Cavaignac accorde une attention particulière à ce qui se passe avant et après l’intervention, car c’est là que se joue réellement la qualité du résultat.

La récupération commence en amont de l’opération (préhabilitation) et se poursuit à travers un protocole de rééducation personnalisé, en coordination étroite avec les kinésithérapeutes et, si besoin, les psychologues et autres soignants impliqués dans le parcours. Cette vision globale, que le Pr Cavaignac défend sous le terme de « continuum de soins », repose sur une conviction simple : la récupération dépend de l’ensemble de la chaîne de soins, pas du seul geste technique.

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Pour clarifier votre diagnostic et définir la prochaine étape

  • Analyse de vos examens
  • Recommandation personnalisée
  • Plan d’action clair

Pr Cavaignac, spécialiste en arthrose du genou, répond à vos questions fréquentes

Des repères simples avant de prendre une décision.

  • À partir de quel âge peut-on souffrir d'arthrose du genou ?

    L’arthrose du genou touche majoritairement les personnes de plus de 50 ans.
  • Peut-on guérir de l'arthrose du genou ?

    L’arthrose est une maladie dégénérative : le cartilage usé ne se régénère pas spontanément. En revanche, de nombreux traitements existent.
  • Quand faut-il envisager une prothèse de genou ?

    La prothèse est envisagée lorsque les traitements conservateurs ne soulagent plus suffisamment la douleur et que la perte de mobilité impacte significativement la vie quotidienne.
  • Quelle est la durée de vie d'une prothèse de genou ?

    Les prothèses actuelles ont une durée de vie moyenne de 15 à 25 ans, selon le type de prothèse, l’activité du patient et la qualité de la pose.
  • La chirurgie robotisée est-elle plus sûre que la chirurgie classique ?

    La chirurgie robotisée ne remplace pas le chirurgien : elle l’assiste pour positionner la prothèse avec une précision millimétrique.
  • Combien de temps dure la rééducation après une opération du genou ?

    La durée varie selon l’intervention réalisée. Le Pr Cavaignac met en place un protocole personnalisé dès les premiers jours post-opératoires.