Chirurgies ligamentaires du genou : reconstruction, révision et lésions complexes

Avec plus de 1 000 interventions du genou par an et une spécialisation marquée en chirurgie ligamentaire, le Pr Étienne Cavaignac, professeur des universités au CHU de Toulouse, est l’un des référents français de ce domaine.

Auteur de plus de 250 publications scientifiques, il développe une pratique fondée sur les données de la recherche et sur un parcours de soins structuré, conçu pour accompagner chaque patient bien au-delà du geste chirurgical.

Les ligaments du genou, le ligament croisé antérieur (LCA), le ligament croisé postérieur (LCP) et les ligaments collatéraux, assurent la stabilité de l’articulation lors de la marche, de la course et des changements de direction.

Lorsqu’une lésion ligamentaire compromet cette stabilité, une chirurgie reconstructrice peut être nécessaire pour permettre au patient de retrouver une fonction articulaire fiable et de reprendre ses activités en confiance.

Pourquoi la chirurgie ligamentaire est-elle parfois nécessaire ?

Une lésion ligamentaire du genou ne se résume pas à une douleur passagère. Lorsqu’un ligament est rompu, l’articulation perd une partie de sa stabilité. Le patient peut ressentir :

  • des épisodes de dérobement,
  • une appréhension lors des mouvements pivotants,
  • ou une difficulté à reprendre le sport.

Sans prise en charge adaptée, cette instabilité peut entraîner des lésions secondaires du ménisque ou du cartilage, accélérant l’usure de l’articulation.

La décision chirurgicale repose sur plusieurs critères : le ligament atteint, le degré d’instabilité, les lésions associées, le niveau d’activité du patient et ses objectifs de reprise.

Le Pr Cavaignac, spécialiste du genou, évolue chacun de ces paramètres lors de la consultation, en s’appuyant sur un examen clinique rigoureux et sur l’imagerie appropriée, pour proposer une stratégie chirurgicale personnalisée.

Les chirurgies ligamentaires proposées par le Pr Cavaignac

Chaque lésion ligamentaire appelle une réponse chirurgicale spécifique. Le Pr Cavaignac intervient sur l’ensemble du spectre des atteintes ligamentaires du genou, de la reconstruction primaire aux situations les plus complexes.

C’est l’intervention ligamentaire la plus fréquente en traumatologie du sport. Elle consiste à remplacer le ligament croisé antérieur rompu par une greffe tendineuse (autogreffe ou allogreffe), afin de restaurer la stabilité du genou.

Le Pr Cavaignac adapte le choix du greffon et la technique en fonction du profil du patient et des lésions constatées.

Lorsqu’une première reconstruction n’a pas donné le résultat attendu, une chirurgie de révision peut être envisagée. Cette intervention est techniquement plus exigeante, car elle doit tenir compte de l’état des tunnels osseux et des lésions associées.

Dans certains cas, il est nécessaire d’avoir recours à des allogreffes pour permettre une prise en charge optimale (Mas et al., Knee Surg Sports Traumatol Arthrosc, 2026).

Les lésions du ligament croisé postérieur sont moins fréquentes mais souvent plus complexes à traiter. Elles surviennent généralement lors de traumatismes à haute énergie. La reconstruction vise à rétablir la stabilité postérieure du genou qui est « la poutre » centrale du genou.

Dans certains cas, plusieurs ligaments sont atteints simultanément, parfois associés à des lésions du ménisque ou du cartilage. Ces situations demandent une planification rigoureuse et une expertise dans la gestion des atteintes multi-ligamentaires.

Le Pr Cavaignac prend en charge ces tableaux complexes en intégrant chaque lésion dans une stratégie chirurgicale coordonnée.

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Un parcours de soins structuré, du bilan initial à la reprise du sport

La chirurgie ligamentaire ne se limite pas au geste opératoire. Le Pr Cavaignac inscrit chaque intervention dans le parcours Knee ACE (Knee Augmented Care Experience), un modèle de prise en charge qui accompagne le patient à chaque étape : bilan préopératoire, préparation physique, intervention, rééducation personnalisée et suivi postopératoire régulier.

Grâce au monitorage numérique continu, l’évolution de chaque patient est suivie tout au long de la récupération à l’aide d’évaluations régulières (scores fonctionnels, mobilité, douleur, reprise des activités). Ce suivi permet d’adapter le protocole de rééducation en temps réel et de détecter précocement d’éventuelles difficultés, comme une inhibition musculaire d’origine articulaire (AMI).

Pour un sportif, la coordination entre chirurgien, kinésithérapeute et préparateur physique est déterminante. Le Pr Cavaignac, lui-même passionné de sport, intègre dans sa pratique quotidienne la compréhension des contraintes propres à chaque discipline et des exigences liées à la reprise de la compétition.

FAQ sur les chirurgies ligamentaires

  • Quelle est la différence entre reconstruction et révision du LCA ?

    La reconstruction est l’intervention réalisée après une première rupture du ligament croisé antérieur. La révision intervient lorsqu’une reconstruction antérieure a échoué.
  • Combien de temps faut-il pour reprendre le sport après une chirurgie ligamentaire ?

    Le délai de reprise varie selon le type d’intervention, le ligament concerné et le sport pratiqué.
  • La chirurgie est-elle toujours nécessaire après une rupture ligamentaire ?

    Non. Certaines lésions ligamentaires partielles ou survenant chez des patients peu actifs peuvent être traitées par rééducation seule.
  • Peut-on traiter plusieurs ligaments en une seule intervention ?

    Oui, dans certains cas de lésions combinées. La prise en charge simultanée de plusieurs ligaments demande une planification chirurgicale rigoureuse et une expertise spécifique.