Blessure du genou au volley, diagnostic et prise en charge
Une blessure du genou au volley peut toucher les ligaments, les ménisques ou la rotule. Découvrez les signes à surveiller et les traitements adaptés.
Blessure et douleur au genou au volley : comprendre, traiter et reprendre le sport
Au volley-ball, le genou est mis à rude épreuve. Chaque saut, chaque réception et chaque changement de direction sollicite intensément les genoux. La blessure au genou fait partie des problématiques les plus courantes dans ce sport. En effet, selon l’étude intitulé Les blessures au volleyball : revue de la littérature et 11 ans d’expérience en équipes de France, près d’un volleyeur sur deux souffre de douleurs au genou au cours de sa carrière.
Tendinopathie rotulienne, rupture du ligament croisé antérieur, lésion méniscale… ces atteintes touchent aussi bien le joueur amateur que l’athlète de haut niveau.
Le Pr Étienne Cavaignac, chirurgien orthopédiste du genou spécialisé en traumatologie du sport au CHU de Toulouse, prend en charge ces pathologies au quotidien. Fort de plus de 1 000 interventions par an et de plus de 250 publications scientifiques internationales, il accompagne chaque sportif du diagnostic jusqu’au retour sur le terrain.
Pourquoi le volley-ball est un sport à risque pour le genou ?
Un volleyeur de haut niveau réalise plusieurs centaines de sauts par match entre les attaques, les contres et les services smashés. Chaque réception au sol impose au tendon rotulien et aux ligaments du genou des contraintes considérables. Les changements de direction rapides en défense et les positions fléchies prolongées lors de la réception aggravent encore cette sollicitation.
Quand la fatigue musculaire s’installe ou que la charge d’entraînement augmente trop vite, les structures du genou peuvent céder, de manière brutale (traumatisme aigu) ou progressive (surmenage). C’est ce qui fait du volleyeur un patient particulièrement exposé aux pathologies du genou, qu’il joue en loisir ou en compétition.
Les blessures du genou les plus fréquentes au volley-ball
La tendinopathie rotulienne (jumper’s knee) est l’une des pathologies de surmenage les plus fréquentes au volley. Elle touche jusqu’à 45 % des joueurs de haut niveau et environ 14 % des pratiquants en loisir.
Le tendon situé juste sous la rotule subit des tractions répétées à chaque impulsion et chaque atterrissage. La douleur à l’avant du genou apparaît d’abord en début d’effort, puis devient persistante. Sans prise en charge adaptée, elle risque de devenir chronique et de compromettre la poursuite du sport.
La rupture du LCA survient le plus souvent lors d’une mauvaise réception après un saut d’attaque. Le genou vrille alors que le pied reste fixé au sol : craquement, gonflement rapide et instabilité marquée. Le Pr Cavaignac, spécialisé dans la reconstruction du LCA, intervient par arthroscopie (technique chirurgicale mini-invasive) en utilisant une autogreffe prélevée autour du genou. Cette approche favorise une récupération plus fiable et un retour au sport dans les meilleures conditions.
Les ménisques, petits disques situés entre le fémur et le tibia, jouent le rôle d’amortisseur et de stabilisateur du genou. Les réceptions répétées et les torsions peuvent provoquer une fissure ou une déchirure méniscale, avec des blocages, une douleur latérale et parfois un gonflement. Selon la localisation et la gravité, le traitement va de la rééducation à la réparation chirurgicale.
Du diagnostic au retour sur le terrain
Le Pr Cavaignac accorde une importance particulière au parcours de soin complet du sportif. L’examen clinique, complété si nécessaire par une IRM, permet de poser un diagnostic précis. Le traitement est toujours adapté au profil du patient, à son niveau de pratique et à ses objectifs.
Lorsqu’une chirurgie s’impose, les techniques mini-invasives sont privilégiées pour limiter les suites opératoires. La rééducation, conduite en coordination avec les kinésithérapeutes, intègre un travail spécifique sur l’inhibition musculaire artrogénique (un phénomène où le genou blessé « inhibe » la contraction du quadriceps), un enjeu souvent sous-estimé mais déterminant pour retrouver un genou pleinement fonctionnel.
Volley et genou : prévention des blessures sur le terrain
Quelques habitudes permettent de protéger vos genoux sur le long terme :
- Renforcement musculaire ciblé des quadriceps, ischio-jambiers et muscles stabilisateurs du genou
- Échauffement progressif avant chaque séance et chaque match
- Augmentation graduelle du volume de sauts à l’entraînement
- Étirements réguliers des muscles de la cuisse et du mollet
- Suivi du programme FIFA 11+ afin de diminuer la probabilité de lésion
Si vous jouez au volley, une douleur au genou persistante ne doit jamais être négligée. Elle justifie une consultation spécialisée avant qu’elle ne s’installe durablement.

Obtenir un avis spécialisé à distance
Pour clarifier votre diagnostic et définir la prochaine étape
- Analyse de vos examens
- Recommandation personnalisée
- Plan d’action clair
Votre sport
Chaque sport impose au genou des contraintes qui lui sont propres. Les identifier permet d’adapter l’évaluation, le traitement et les différentes étapes de la reprise sportive.
Votre genou limite vos mouvements ou vos performances sur le terrain ?
Prenez rendez-vous pour bénéficier d’un avis spécialisé, en téléconsultation ou directement au cabinet.

