Arthrose du genou : le nouveau traitement par PRP pour soulager votre genou
Pour l’arthrose du genou, un nouveau traitement par PRP peut, dans certaines situations, aider à soulager les douleurs et à améliorer le confort articulaire sans recourir immédiatement à la chirurgie.
L’arthrose du genou touche plus de 500 millions de personnes dans le monde. De plus, son incidence augmente chaque année (Laver et al., KSSTA, 2024).
Le plasma riche en plaquettes, plus connu sous le nom de PRP, fait partie des approches de thérapie orthobiologique qui suscitent un intérêt croissant.
Spécialiste du genou, le Pr Étienne Cavaignac évalue chaque patient afin de déterminer si une injection de PRP est adaptée à son arthrose, à ses symptômes et à son niveau d’activité. L’objectif : vous proposer une prise en charge personnalisée et vous permettre de comprendre clairement les différentes solutions disponibles avant d’envisager un traitement plus invasif.
Le PRP pour l’arthrose du genou : c’est quoi exactement ?
Le PRP pour l’arthrose du genou, est un traitement autologue : un échantillon de votre sang est prélevé, centrifugé pour concentrer les plaquettes, puis réinjecté dans l’articulation. Le geste est réalisé en consultation, sans hospitalisation.
Des études précliniques ont montré des effets favorables des PRP sur les lésions cartilagineuses et l’inflammation synoviale (Laver et al., KSSTA, 2024).
À quel stade d’arthrose du genou l’injection d PRP est-elle indiquée ?
L’injection de PRP, ou plasma riche en plaquettes, pour l’arthrose du genou ne s’adresse pas à tous les patients de la même manière. Son indication dépend de plusieurs facteurs évalués lors de la consultation, notamment le stade de la gonarthrose, le profil du patient et ses objectifs fonctionnels.
Le consensus européen ESSKA-ORBIT (publié en 2024) par Laver et al. dans Knee Surgery, Sports Traumatology, Arthroscopy a établi que le traitement de l’arthrose du genou par PRP est principalement indiqué pour les stades légers à modérés (Kellgren-Lawrence 1 à 3), avec le plus haut niveau de preuve (grade A). Le PRP en cas de gonarthrose donne ses meilleurs résultats dans cette fenêtre thérapeutique.
Dans les cas d’arthrose sévère (KL 4), le PRP peut être envisagé chez des patients sélectionnés, par exemple lorsqu’une prothèse n’est pas souhaitée ou pas réalisable, mais les résultats attendus sont plus limités (grade C).
| Stade (Kellgren-Lawrence) | Indication du PRP | Niveau de preuve |
|---|---|---|
| KL 1-3 (léger à modéré) | Indication principale | Grade A |
| KL 4 (sévère) | Cas sélectionnés | Grade C |
L’effet du PRP sur le genou avec arthrose comparé aux autres infiltrations
L’effet du PRP sur l’arthrose du genou a été comparé aux deux autres infiltrations courantes dans le consensus ESSKA-ORBIT.
Les corticostéroïdes soulagent rapidement mais brièvement, et des injections répétées peuvent accélérer la dégradation du cartilage. Le PRP offre une durée d’action plus longue et un profil de sécurité plus favorable (grade A, score 8,7/9).
Concernant l’acide hyaluronique, les résultats sont comparables à un mois, mais le PRP se distingue par une amélioration clinique plus marquée à 3, 6 et 12 mois (grade B). Le consensus soutient l’utilisation du PRP plutôt que l’acide hyaluronique dans la prise en charge de l’arthrose du genou.
| Critère | Corticoïdes | Acide hyaluronique | PRP |
|---|---|---|---|
| Origine du produit | Synthétique | Synthétique ou biotechnologique | Autologue (sang du patient) |
| Mode d’action principal | Anti-inflammatoire puissant | Lubrification et viscosupplémentation | Anti-inflammatoire biologique, stimulation tissulaire |
| Durée d’effet observée | Soulagement rapide, effet court (quelques semaines) | Variable, généralement quelques mois | Amélioration à partir de 3 mois, maintenue à 6 et 12 mois |
| Profil de sécurité | Effets délétères possibles sur les chondrocytes en cas d’injections répétées | Profil favorable | Profil favorable, pas de toxicité pour le cartilage |
| Niveau de preuve (vs PRP) | Supériorité du PRP en efficacité et en sécurité (grade A) | Supériorité du PRP au-delà de 3 mois (grade B) | Référence |
Sources : consensus ESSKA-ORBIT, Laver et al., KSSTA, 2024 ;
Le consensus ESSKA considère le PRP comme une option injectable sûre, pour le cartilage et offrant une amélioration clinique plus durable que les corticoïdes. Par rapport à l’acide hyaluronique, le PRP montre des résultats supérieurs à partir de trois mois et jusqu’à douze mois de suivi (Laver et al., KSSTA, 2024).
Comment se déroule l’injection de PRP pour une arthrose du genou ?
Une injection de PRP pour l’arthrose du genou est réalisée en consultation, sans hospitalisation. Cette dernière déroule en trois étapes :
- Un prélèvement sanguin est effectué, généralement au bras.
- Le sang est centrifugé sur place pendant quelques minutes pour isoler le plasma riche en plaquettes.
- Le PRP obtenu est injecté dans l’articulation du genou
- Le patient peut rentrer chez lui le jour même.
Le consensus ESSKA recommande un protocole de deux à quatre injections, espacées d’une à trois semaines (Laver et al., KSSTA, 2024). L’arrêt des anti-inflammatoires non stéroïdiens est conseillé deux semaines avant la première injection et durant la première semaine suivant chaque injection, afin de ne pas interférer avec l’activité biologique des plaquettes. En cas de douleur, le paracétamol reste autorisé (Laver et al., KSSTA, 2024).
Une gêne ou une réaction inflammatoire légère peut survenir dans les jours qui suivent l’injection. Cet effet est transitoire et ne nécessite généralement pas de traitement particulier.
Un traitement intégré au parcours de soins Knee ACE
Pour l‘arthrose du genou, une injection de PRP, n’est jamais un acte isolé dans la pratique du Pr Cavaignac. Elle s’inscrit dans un parcours de soins global, structuré autour des besoins de chaque patient. Ce parcours, organisé selon le modèle Knee ACE (Knee Augmented Care Experience), comprend une évaluation initiale approfondie, la définition d’un plan de traitement adapté, la réalisation de l’injection, puis un suivi régulier de l’évolution clinique.
Grâce au monitorage numérique continu, le patient bénéficie d’évaluations régulières permettant de mesurer l’évolution de la douleur, de la mobilité et de la fonction articulaire après le traitement. Ce suivi permet d’adapter la prise en charge dans le temps et de décider, si nécessaire, d’un nouveau cycle d’injections ou d’une réorientation thérapeutique.
Le consensus ESSKA confirme d’ailleurs qu’un nouveau cycle de PRP peut être envisagé en cas de réapparition des symptômes après un premier traitement efficace (Laver et al., KSSTA, 2024).
Les contre-indications à l’injection de PRP
Certaines situations constituent des contre-indications à l’injection de PRP pour la gonarthrose.
Le consensus ESSKA mentionne notamment :
- Les infections actives (locales ou systémiques),
- Les pathologies cancéreuses actives,
- Les troubles plaquettaires quantitatifs ou qualitatifs.
- La prise d’un traitement antiplaquettaire est considérée comme une contre-indication relative.
- Les maladies inflammatoires systémiques comme la polyarthrite rhumatoïde n’empêchent pas l’injection, mais peuvent limiter les résultats en raison de la composition inflammatoire du plasma (Laver et al., KSSTA, 2024).
Ces éléments sont systématiquement vérifiés lors de la consultation préalable avec le Pr Cavaignac, afin de s’assurer que le traitement est adapté à votre situation.
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FAQ sur les injections de PRP pour l’arthrose du genou
-
L'injection de PRP est-elle douloureuse ?
Le geste est comparable à une infiltration classique. -
Combien de temps dure l'effet du PRP sur l'arthrose du genou ?
Les études montrent une amélioration clinique significative à partir de trois mois, maintenue jusqu’à douze mois après le traitement. -
Le PRP peut-il guérir l'arthrose ?
Non. Le PRP ne régénère pas le cartilage détruit. -
Peut-on faire un traitement par PRP après une infiltration de cortisone ?
Le consensus ESSKA recommande de respecter un intervalle minimal de six semaines entre une injection de corticoïdes et un traitement par PRP (Laver et al., KSSTA, 2024). -
Faut-il préparer quelque chose avant l'injection ?
Il est recommandé d’éviter les aliments gras dans les 24 heures précédant le prélèvement sanguin et de ne pas consommer d’alcool dans les 48 heures avant la séance.
Le PRP est-il adapté à votre arthrose ?
Chaque genou et chaque stade d’arthrose sont différents. Le Pr Cavaignac évalue votre situation afin de déterminer si une injection de PRP peut s’intégrer à votre prise en charge.
